Le processus de désignation du successeur d’Antonio Guterres entre dans une phase décisive. Ce mardi et mercredi (21 et 22 avril 2026), les quatre candidats déclarés se soumettent à un exercice de transparence rare : une audition publique de trois heures devant les 193 États membres et la société civile.
Bien que ce « grand oral » soit conçu pour démocratiser le choix, le sort final des candidats reste entre les mains des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), détenteurs du droit de veto.
Les quatre profils en lice pour 2027
L’organisation cherche un nouveau souffle pour affronter une crise financière imminente et une perte de confiance globale. Voici les forces et faiblesses des prétendants :
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Michelle Bachelet (74 ans, Chili) : Ancienne présidente et ex-Haut commissaire aux droits de l’Homme. Elle a pour elle une stature internationale immense, mais fait face à l’hostilité de la Chine (rapport Ouïghours) et à l’absence de soutien de son propre gouvernement d’extrême droite.
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Rafael Grossi (65 ans, Argentine) : Actuel patron de l’AIEA. Diplomate aguerri aux dossiers brûlants (nucléaire iranien, Zaporijjia). Son discours prônant un retour aux « bases fondatrices » de la paix séduit l’administration Trump.
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Rebeca Grynspan (Costa Rica) : Secrétaire générale de la Cnuced. Elle est la figure de la médiation économique, ayant piloté l’accord céréalier en mer Noire. Elle incarne une approche centrée sur le développement et la Charte de l’ONU.
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Macky Sall (64 ans, Sénégal) : Seul candidat non latino-américain. L’ancien président mise sur le lien entre sécurité et climat. Cependant, sa candidature est fragilisée par l’opposition de 20 pays de l’Union africaine et les accusations de répression dans son propre pays.







