Trente ans après la mort tragique de Tupac Shakur à Las Vegas, le procès de son meurtrier présumé s’ouvre ce lundi 17 août. Duane « Keffe D » Davis, ancien membre de gang âgé de 63 ans, comparaît devant le tribunal de Las Vegas, accusé d’avoir orchestré le meurtre et fourni l’arme du crime. Plaidant non coupable, l’accusé risque la réclusion criminelle à perpétuité.
Les confessions médiatiques au cœur de l’accusation
L’instruction judiciaire repose en grande partie sur les déclarations répétées de l’accusé. Après avoir bénéficié d’une immunité partielle en 2008, Duane Davis a multiplié les apparitions médiatiques et publié des mémoires en 2019, dans lesquels il avoue sa présence dans la Cadillac blanche d’où sont partis les coups de feu mortels. L’accusation entend démontrer qu’il a sciemment fourni le pistolet pour exécuter la légende du hip-hop, tandis que la défense plaide l’affabulation à des fins financières.
La guerre West Coast / East Coast
Les audiences devant le jury populaire vont raviver le contexte tendu de la scène rap américaine des années 1990. Le meurtre de Tupac s’inscrit sur fond de vendetta entre deux gangs rivaux de Los Angeles les South Side Compton Crips et Mob Piru affiliés respectivement aux labels musicaux rivaux Bad Boy Records et Death Row Records. L’agression d’Orlando Anderson, neveu de Duane Davis, par Tupac et son producteur Suge Knight au casino MGM Grand le soir même du drame aurait constitué le mobile de ce règlement de comptes historique.







