Ce lundi 17 août 2026 marque le 45e anniversaire de la disparition de Mariama Bâ, figure emblématique et pionnière de la littérature féministe africaine. Publié en 1979, son chef-d’œuvre « Une si longue lettre » continu de nourrir la création contemporaine et de résonner puissamment au cœur des luttes pour l’émancipation des femmes au Sénégal.
Des thématiques ancrées dans la réalité sénégalaise
Quarante-cinq ans après la mort de la romancière, les préoccupations soulevées dans son roman épistolaire demeurent d’une frappante actualité.
Pour l’autrice et militante féministe Ndèye Fatou Kane, les sujets tabous abordés par Mariama Bâ tels que la polygamie subie, la condition des femmes mariées ou les mariages forcés restent omniprésents dans la société contemporaine. Même au sein des générations instruites, ces dynamiques sociales persistent, donnant à Une si longue lettre la résonance d’un texte écrit pour le Sénégal de 2026.
Une empreinte durable sur la création contemporaine
Bien que l’accès à la visibilité médiatique reste un défi pour de nombreuses femmes de lettres sénégalaises, l’héritage de Mariama Bâ irrigue aujourd’hui la nouvelle garde littéraire. De nouvelles autrices s’emparent désormais de sujets plus intimes, comme la sexualité, la maternité ou la rupture.
Devenu un classique étudié dans le système scolaire, l’ouvrage a d’ailleurs franchi un nouveau cap en étant adapté au cinéma par la réalisatrice Angèle Diabang en 2025, prouvant que le combat de Mariama Bâ continue d’inspirer les artistes.







