À quelques heures de la demi-finale très attendue de la CAN féminine 2026 entre le Maroc et le Cameroun à Rabat, la gestion de la billetterie suscite de vives discussions. Alors que l’ambassade du Cameroun à Rabat s’inquiète des difficultés rencontrées par ses ressortissants pour acquérir des places, les organisateurs démentent toute démarche discriminatoire. L’analyse du système de vente montre que cette rareté s’explique avant tout par un engouement populaire inédit du public hôte et une saturation des plateformes de réservation.
Un système géré au niveau continental
Face aux interrogations sur l’accès au stade, il convient de rappeler le cadre organisationnel du tournoi. La commercialisation des billets ne relève pas d’une décision unilatérale de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), mais s’inscrit intégralement dans le dispositif officiel de la Confédération Africaine de Football (CAF).
L’instance continentale gère la distribution via sa propre plateforme numérique et son service après-vente dédié. Les règles d’attribution, les quotas par catégorie et la disponibilité des flux de vente restent donc entièrement sous la supervision de la CAF.
Un engouement local massif
La principale raison de la rareté des tickets réside dans la ferveur populaire qui entoure le pays hôte. Depuis le lancement de la compétition, les matchs des Lionnes de l’Atlas enregistrent des affluences majeures. Pour cette demi-finale cruciale, le public marocain s’est mobilisé très tôt sur le système de réservation en ligne, épuisant rapidement les capacités disponibles.
Cette pression mécanique sur la billetterie concerne l’ensemble des spectateurs et ne constitue en rien une mesure ciblée visant à écarter les fans de la sélection camerounaise.
Concertations pour le quota camerounais
La démarche diplomatique engagée par l’ambassadeur du Cameroun au Maroc, S.E. Mouhamadou Youssifou, est au centre des attentions. La représentation diplomatique a formulé une demande officielle pour l’acquisition d’un quota de 1 000 billets (50 de catégorie 1 et 950 de catégorie 3), assortie d’un engagement de prise en charge financière globale.
Afin de répondre à cette sollicitation, la FRMF a engagé des concertations directes avec la CAF et le Comité d’Organisation Local (LOC) pour étudier les ajustements logistiques possibles et garantir une présence équitable des deux publics en tribune.
Un esprit de fraternité préservé
Au-delà des aspects logistiques et de la tension sur les guichets virtuels, les instances rappellent que cet événement doit demeurer une fête du football africain. Le Maroc et le Cameroun entretiennent des relations historiques et fraternelles que le cadre sportif a vocation à consolider. L’objectif partagé par l’ensemble des parties prenantes est d’assurer les meilleures conditions d’accueil pour que les supporters des deux nations puissent soutenir leurs joueuses dans un climat de respect mutuel.







