Face à la fragmentation du système financier mondial, les pays du groupe BRICS étudient de nouvelles pistes pour renforcer leur autonomie financière. À l’approche du sommet prévu en Inde, les membres du bloc envisagent d’interconnecter leurs systèmes de paiement rapides et leurs monnaies numériques de banque centrale (CBDC). L’objectif : fluidifier les transactions transfrontalières, baisser les coûts de transfert et favoriser l’usage des devises nationales, sans pour autant créer une monnaie commune.
Interconnexion des systèmes
Le projet vise à résoudre la lourdeur et les coûts élevés des règlements internationaux traditionnels :
Interconnexion des infrastructures : Reliant à la fois les réseaux de paiement rapide et les CBDC respectives, le dispositif vise à accélérer les échanges interétatiques via des initiatives comme BRICS Pay.
Stratégies nationales : L’initiative s’aligne sur les efforts d’internationalisation de la roupie portés par la Reserve Bank of India (RBI), tout comme le renforcement préalable des règlements en rouble et en yuan entre la Russie et la Chine.
Un projet freiné par des défis d’interopérabilité
Malgré ces orientations stratégiques, l’aboutissement du réseau se heurte à plusieurs contraintes opérationnelles :
Hétérogénéité des marchés : Les membres n’avancent pas à la même vitesse sur le développement de leurs monnaies numériques et disposent d’architectures financières différentes.
Complexité réglementaire et sécuritaire : La création de standards communs, l’alignement des cadres juridiques et la sécurisation des réseaux transfrontaliers imposent une approche prudente.
Pas de monnaie unique : L’option d’une devise commune est écartée à court terme au profit d’une meilleure interopérabilité des monnaies nationales existantes.







