Des fouilles archéologiques menées en Alaska ont permis de mettre au jour les secrets de l’ADN humain ancien grâce à la découverte de sépultures exceptionnellement bien conservées. Datant de 11 500 ans, ces restes de nourrissons amérindiens offrent aux scientifiques des clés indispensables pour comprendre le peuplement de l’Amérique du Nord et l’histoire des premiers habitants de la région de la Béringie.
Des sépultures d’une valeur inestimable en Alaska
Au début des années 2000, le professeur d’anthropologie Ben Potter a entamé des recherches approfondies à Upward Sun River, un site boisé et isolé de l’Alaska. Si une première découverte de restes incinérés d’un enfant de trois ans n’avait pas permis d’extraire d’ADN exploitable, les efforts de l’équipe ont fini par porter leurs fruits avec la mise au jour d’un site funéraire remarquable.
Grâce à un environnement protecteur composé d’ocre rouge, de sable et de terre acide, deux squelettes de nourrissons de sexe féminin apparentés comme cousins germains et baptisés par la communauté locale ont pu être préservés.
Les enseignements de l’ADN ancien sur la Béringie
L’analyse de l’ADN de ces jeunes filles, combinée au travail de chercheurs comme Jennifer Raff, éclaire l’hypothèse de la stagnation béringienne. La Béringie, ancienne bande de terre faisant office de pont entre la Sibérie et l’Alaska, a abrité des populations ancêtres de tous les Amérindiens. Ces découvertes archéologiques, enrichies d’objets funéraires tels que des pointes de lance et des bois de cerf, permettent de retracer la chronologie et les routes migratoires des premiers hommes venus peupler le continent nord-américain.







