Réunis ce vendredi à Jeddah à l’initiative du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif s’apprêtent à concrétiser un rapprochement stratégique. Sur fond d’instabilité régionale et de tensions militaires au Moyen-Orient, les trois puissances sunnites prévoient d’officialiser un accord de défense mutuelle d’une portée inédite.
Vers un accord de sécurité mutuelle à Jeddah
Ce projet de pacte militaire vient concrétiser une alliance stratégique entre Riyad, Islamabad et Ankara. Déjà liée au Pakistan par un accord de défense signé en 2025, l’Arabie saoudite élargit son dispositif de sécurité en y intégrant la Turquie. Cette initiative tripartite rassemble des capacités militaires complémentaires, combinant l’influence diplomatique de Riyad, la force armée turque membre de l’OTAN et la puissance nucléaire pakistanaise face aux incertitudes sécuritaires de la région.
Un sommet dans un contexte régional sous tension
L’initiative intervient alors que le détroit d’Ormuz fait l’objet d’intenses tractations diplomatiques, menées notamment avec l’appui d’Oman, pour rétablir la sécurité des voies maritimes commerciales. Dans le même temps, la résurgence des attaques des rebelles houthis au Yémen, ayant récemment causé des dégâts dans le sud saoudien et de lourdes pertes au sein des forces gouvernementales yéménites, accentue la pression sur la sécurité régionale et les routes de transit en mer Rouge.







