Entre juillet 2025 et juin 2026, près de 6 millions de dollars de rançons ont été versés aux groupes armés et terroristes au Nigeria, selon un rapport du cabinet SBM Intelligence. Portée par une explosion des enlèvements de masse dans le Nord du pays, cette manne financière profite en grande partie à la faction historique de Boko Haram.
Explosion des enlèvements et flambée des rançons
Montant des rançons : La somme totale transférée aux ravisseurs est passée d’environ 2 millions à près de 6 millions de dollars, soit un chiffre qui a triplé en un an.
Nombre de victimes : 7 825 personnes ont été enlevées sur la période (en hausse de 66 %).
Mode opératoire dominant : Les enlèvements de masse représentent la grande majorité des cas, 4 victimes sur 5 étant capturées au sein d’un groupe.
Concentration géographique et enlèvements de masse
| Indicateur sécuritaire | Données recensées (Juillet 2025 – Juin 2026) |
| Zone la plus touchée | Nord du Nigeria (93,7 % des incidents) |
| État de Zamfara | 92 enlèvements de masse |
| État de Sokoto | 76 enlèvements de masse |
| État de Borno (Ngoshe) | 416 personnes capturées (4 millions $ de rançon versés) |
| État de Niger (École St Mary) | 315 élèves et personnels capturés (1,5 million $ de rançon versés) |
Un contexte politique sous haute tension
Le rapport souligne que le groupe JAS (branche historique de Boko Haram) a capté à lui seul 90 % des sommes versées grâce à huit opérations majeures. De plus, le versement d’argent ne garantit pas la sécurité des captives, plusieurs cas d’otages exécutés après paiement ayant été documentés. Alors que la campagne présidentielle débute, ces défis sécuritaires majeurs et la crise économique s’imposent au cœur du débat pour le président Bola Tinubu, candidat à sa réélection.







