Depuis le début de la guerre en Iran, le pouvoir intensifie la répression interne par une vague d’exécutions ciblant l’opposition. Parmi les prisonniers politiques mis à mort récemment, la quasi-totalité était liée à l’Organisation des Moudjahidines du peuple (OMPI), un groupe qui tente de renverser le régime de l’intérieur.
Une répression focalisée sur l’opposition active
Le régime iranien semble avoir déplacé sa priorité répressive des minorités ethniques vers les membres actifs de l’OMPI, avec neuf exécutions liées à ce groupe en seulement un mois. Pour les observateurs, Téhéran profite du fait que l’attention mondiale est détournée par le conflit armé pour éliminer ses opposants à moindre coût politique. Cette stratégie vise à instaurer un climat de terreur pour prévenir tout nouveau soulèvement populaire.
Un réseau structuré au cœur de la société
L’influence de l’OMPI repose sur ses « unités de résistance », composées de citoyens ordinaires comme des professeurs ou des ouvriers qui s’attaquent aux symboles du régime la nuit. Cette présence organisée dans de nombreuses villes du pays constitue sa force principale face aux mouvements monarchistes, qui bénéficient d’une forte visibilité sur les réseaux sociaux mais manquent de structures de terrain comparables.
Les obstacles à une alternative crédible
Malgré son organisation, le mouvement se heurte à des défis majeurs pour fédérer l’ensemble de l’opposition :
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Divergences avec les minorités : La coordination avec les groupes kurdes stagne en raison de désaccords entre les aspirations à l’autonomie régionale et le projet national de l’OMPI.
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Concurrence de l’exil : Reza Pahlavi, fils de l’ancien Shah, s’est imposé comme une figure de rassemblement rivale, bien que l’OMPI rejette son soutien à l’agression étrangère contre l’Iran.
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Contestations internes : Une partie de la population reste méfiante vis-à-vis du groupe en raison de son passé historique, notamment sa collaboration avec l’Irak durant la guerre Iran-Irak.
Dans un contexte de blocage des communications et de propagande croisée, mesurer l’adhésion réelle des Iraniens à ce projet reste complexe, bien que l’OMPI demeure l’un des acteurs les mieux structurés de la résistance.







