Nouvelle étape dans l’érosion des libertés politiques à Hong Kong. Ce vendredi 21 août 2026, la justice locale a reconnu coupables d’« incitation à la subversion » deux éminents militants prodémocratie, Lee Cheuk-yan et Chow Hang-tung. Dirigeants de l’Alliance de Hong Kong, ils sont sanctionnés pour avoir organisé pendant des années les rassemblements à la mémoire des victimes du massacre de la place Tiananmen.
Un verdict sous le sceau de la Loi sur la sécurité nationale
Inculpés et placés en détention provisoire depuis 2021, les deux accusés encourent jusqu’à 10 ans de prison :
Chef d’accusation : Les trois juges ont estimé que les veillées aux bougies organisées au parc Victoria incitaient le public à vouloir renverser le pouvoir d’État.
Calendrier judiciaire : La date du prononcé des peines sera fixée ultérieurement, après l’écoute des plaidoiries de la défense la semaine prochaine.
Indignation internationale et effacement mémoriel
La décision a immédiatement suscité de vives réactions sur la scène internationale :
Réactions diplomatiques : La France et l’Allemagne ont publié un communiqué conjoint déplorant ce verdict et réclamant la libération immédiate de Chow Hang-tung, tandis que le Royaume-Uni dénonce la criminalisation d’actes pacifiques.
Censure de la mémoire : Imposée par Pékin en 2020 après les manifestations de 2019, la loi sur la sécurité nationale a de facto interdit tout hommage public aux événements du 4 juin 1989.
Malgré cette criminalisation systématique de la mémoire collective par les autorités centrales, certains habitants continuent chaque année de déposer discrètement des fleurs et des symboles au parc Victoria pour faire vivre le souvenir des événements de 1989.







