Faire face aux extrêmes sans pénalité financière
La patronne des Écologistes, Marine Tondelier, a proposé ce vendredi 1er mai 2026 la création d’un congé payé climatique de cinq jours par an. Cette mesure vise à permettre aux salariés de s’adapter aux événements climatiques contraignants, tels que les canicules extrêmes, les incendies ou les inondations, sans subir de perte de revenus.
Un dispositif inspiré du modèle espagnol
Cette proposition s’appuie sur une initiative mise en place en Espagne.
-
Le précédent espagnol : En 2024, après des inondations meurtrières, le gouvernement espagnol a instauré un congé climatique de quatre jours indemnisé par l’État pour limiter les déplacements en cas d’alerte météo.
-
L’adaptation française : Marine Tondelier suggère de porter ce droit à cinq jours, précisant que la durée exacte reste sujette à discussion avec les syndicats et les représentants patronaux.
Combler un vide juridique
Actuellement, Marine Tondelier estime que le cadre réglementaire français est insuffisant :
-
Absence de seuils : Les décrets existants ne fixent pas de température précise à partir de laquelle le travail doit cesser.
-
Précarité des travailleurs : Si une entreprise ferme ou si un salarié exerce son droit de retrait, cela se fait souvent au détriment de sa rémunération.
-
Accessibilité : Ce droit ciblerait prioritairement ceux qui ne peuvent pas télétravailler et qui sont bloqués par des restrictions de transport ou des fermetures d’écoles liées à la météo.
Cette proposition s’inscrit dans le cadre de sa réflexion pour la présidentielle de 2027, soulignant que quatre Français sur dix sont déjà exposés chaque année à de fortes chaleurs impactant leur activité professionnelle.







