Profondément fragilisé par le tollé mondial provoqué par son projet d’ouverture de la FIFA à des investisseurs privés, Gianni Infantino tient ce mercredi 5 août une réunion de crise au Maroc. Rassemblant l’état-major et les hauts responsables de l’instance internationale à huis clos près de Rabat, le dirigeant italo-suisse tente de désamorcer une fronde sans précédent au sein du football mondial.
Un sommet d’urgence confidentiel à Salé
Selon des informations confirmées par l’AFP, la rencontre se déroule au siège Afrique de la FIFA, situé au sein du complexe Mohammed VI à Salé. Plusieurs véhicules aux vitres teintées ont été aperçus pénétrant dans le domaine, la réunion se tenant à l’abri des médias sans qu’aucun ordre du jour officiel n’ait été diffusé. Le choix du Royaume du Maroc intervient alors que le pays prépare la coorganisation de la Coupe du monde 2030 et que Gianni Infantino y a séjourné la semaine dernière lors des célébrations de la Fête du Trône.
L’échec du projet FFE et la contestation interne
À la tête de la FIFA depuis une décennie, Infantino fait face à l’une de ses plus graves crises de gouvernance :
Rétropédalage sur la privatatisation : La tentative de création de la FIFA Forward Enterprise (FFE) pour céder 20 % du capital commercial à des fonds privés a provoqué l’hostilité frontale de l’UEFA et de nombreuses fédérations.
Désaveu parmi les proches : Entre la démission de son conseiller principal Carlos Cordeiro, la distanciation d’Arsène Wenger et la lettre de recadrage du secrétaire général Mattias Grafström, le président apparaît de plus en plus isolé.
Pression diplomatique : Les récentes accusations de tentative de « chantage électoral » formulées par la Fédération jordanienne accentuent le malaise en vue de l’élection présidentielle de mars prochain.







