Depuis janvier 2025, les statistiques officielles font état d’une nette augmentation des décès au sein des centres de détention de la police de l’immigration américaine (ICE). Alors que le nombre de personnes retenues s’est accru, plusieurs organisations de défense des droits humains pointent du doigt les carences médicales, la dégradation des conditions d’enfermement et le manque de transparence dans la gestion de ces infrastructures.
Conditions de rétention et accès aux soins contestés
Selon les données publiées par le département de la Sécurité intérieure (DHS), au moins 56 personnes ont perdu la vie après leur arrestation par l’ICE entre janvier 2025 et août 2026, dont 49 au sein même des établissements de détention. Des experts juridiques et des analystes d’ONG comme Human Rights Watch mettent en cause l’accès limité aux traitements pour les pathologies chroniques, la détérioration de la santé mentale des détenus et la gestion des complexes pénitentiaires sous-traités à des entreprises privées telles que Geo Group ou CoreCivic.
Incidents et contestations des rapports officiels
Outre la hausse des décès liés à des urgences médicales, la prise en charge de la santé mentale fait l’objet de vives inquiétudes après l’enregistrement d’au moins dix suicides documentés durant cette période. La fiabilité des rapports de l’agence fédérale est également interrogée par la société civile et les familles des victimes, à la suite d’enquêtes indépendantes et d’autopsies – comme celle de Geraldo Lunas Campos en janvier 2026 à El Paso – ayant révélé des circonstances de décès différant des communications initiales de l’administration.







