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La CAN 2025 a été une leçon douloureuse pour la CAF. La finale entre le Maroc et le Sénégal, les incidents, la décision de retirer le titre deux mois plus tard : tout cela a fragilisé la crédibilité du football africain. Ce dimanche 29 mars, la CAF prend acte et annonce des mesures concrètes. |
Des statuts révisés pour encadrer les situations d’urgenceLa CAF indique mettre en œuvre des changements significatifs à ses statuts et règlements. Ces révisions visent spécifiquement les situations où une équipe interrompt un match. Les textes seront clarifiés pour que l’arbitre dispose d’une obligation claire d’agir immédiatement en cas d’abandon du terrain. L’un des enseignements de Rabat est précisément que l’arbitre n’a pas agi sur le champ. Cette inaction a créé un vide juridique qui a duré deux mois. Les nouveaux textes devraient obliger l’arbitre à prendre la décision immédiatement, sans attendre une procédure a posteriori. |
Les organes judiciaires renforcésLa CAF réaffirme sa pratique de nommer les meilleurs juges et avocats africains dans ses organes disciplinaires. Ces nominations se font sur proposition des 54 associations membres et des six zones régionales. L’indépendance et l’impartialité de ces organes sont décrites comme impératives. La CAN 2023 en Côte d’Ivoire avait suscité des éloges pour la qualité de l’arbitrage. La CAN 2025 au Maroc a tout remis en question. La prochaine CAN en 2027 en Afrique de l’Est sera le vrai test de ces réformes. La CAF a deux ans pour reconstruire la confiance perdue. |







