Le sommet « Choose France », qui s’ouvre ce lundi 1er juin 2026 au château de Versailles, est d’ores et déjà marqué par une annonce d’une ampleur inédite. Le géant japonais des investissements technologiques, SoftBank, a officialisé son intention d’injecter une somme record de 75 milliards d’euros en France pour développer les infrastructures liées à l’intelligence artificielle. Il s’agit du plus important projet d’investissement de ce type jamais enregistré sur le sol européen.
Le Nord de la France au cœur de la stratégie de SoftBank
Détaillé par le président du groupe, Masayoshi Son, ce plan de déploiement colossal sera particulièrement focalisé sur la construction de data centers :
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Un premier palier à l’horizon 2031 : Sur l’enveloppe globale, 45 milliards d’euros seront déployés d’ici à 2031 dans la région des Hauts-de-France.
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L’atout énergétique français : Historiquement concentré sur les marchés américain et asiatique, SoftBank justifie ce virage stratégique par l’indépendance énergétique de l’Hexagone. Pour Masayoshi Son, le fait que la France soit une puissance productrice et exportatrice d’électricité est un argument « absolument décisif » pour alimenter des infrastructures d’IA extrêmement gourmandes en énergie.
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Un rapprochement politique : Le dirigeant a également salué l’implication personnelle d’Emmanuel Macron en faveur de l’attractivité économique, scellée lors de la visite officielle du président français à Tokyo en avril dernier.
Un partenariat d’envergure avec Schneider Electric
Pour mener à bien ce projet d’infrastructure, SoftBank s’associe au leader français des équipements électriques et automatismes industriels, Schneider Electric. Ce projet va radicalement modifier les capacités d’accueil numériques du pays :
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Une multiplication des capacités : Alors que la France comptait environ 1,5 gigawatt (GW) installé dans ses centres de données à la fin de l’année 2025, l’annonce prévoit une première phase de développement à 3 GW, suivie d’une seconde étape pouvant grimper jusqu’à 5 GW.
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Un ancrage industriel local : Schneider Electric interviendra sur le design et la fourniture complète des équipements. Cela se traduira concrètement par l’implantation d’une usine de fabrication de modules préfabriqués pour data centers directement sur la zone portuaire de Dunkerque.
L’attractivité française face à un climat économique global morose
Pour l’exécutif français, ce succès s’inscrit dans une feuille de route claire visant à positionner la France parmi les leaders mondiaux de l’IA, initiée notamment lors du sommet parisien de février 2025 qui avait généré 109 milliards d’euros d’engagements. L’Élysée rappelle d’ailleurs fièrement que 95 % des 230 projets annoncés à Versailles depuis le lancement de « Choose France » en 2017 se sont concrétisés.
Cependant, les économistes invitent à relativiser la portée globale de ces annonces records, qui interviennent dans un contexte international tendu marqué par le retour du protectionnisme en Europe. Si les taxes douanières peuvent paradoxalement inciter les capitaux étrangers à s’installer directement dans l’Union européenne, l’investissement direct étranger reste minoritaire dans la santé économique globale. Or, l’investissement des entreprises françaises demeure actuellement atone, sur fond de vagues de faillites records enregistrées depuis un an, touchant de plein fouet les petites entreprises du pays.







