Une semaine après le scrutin présidentiel du 13 août 2026, la Zambie s’enfonce dans une zone de fortes turbulences politiques. La confirmation du décès de l’ancien ministre Mutotwe Kafwaya lors d’un raid policier, combinée à l’arrestation de multiples figures de l’opposition, suscite une vive inquiétude au sein de la société civile et des défenseurs des droits humains.
Un raid policier mortel et des arrestations en série
La tension est montée d’un cran à la suite d’une opération menée par les forces de l’ordre au domicile de l’opposant Brian Mundubile, arrivé deuxième du scrutin avec 38 % des voix :
Un bilan humain lourd : L’ancien parlementaire Mutotwe Kafwaya a perdu la vie dans un échange de tirs visant la neutralisation d’une milice présumée.
Des saisies et des détentions : La police signale l’arrestation de 11 personnes ainsi que la saisie d’armes et de matériel.
Inquiétudes juridiques : Des juristes et des ONG dénoncent la détention illégale d’une trentaine de personnes et réclament une enquête indépendante.
Le gouvernement appelle au calme face aux critiques
Face à la contestation menée par l’Association du barreau de Zambie, le secrétaire de cabinet Patrick Kangwa a exprimé les regrets officiels du gouvernement pour la mort du député. Alors que le président reconduit Hakainde Hichilema cherche à stabiliser la situation, l’exécutif met en garde contre les discours de haine sur les réseaux sociaux et demande à la population de respecter les résultats officiels des urnes.







