C’est le dernier grand rendez-vous international d’Emmanuel Macron avant la fin de son mandat en 2027, et le décor idyllique d’Évian-les-Bains peine à masquer la gravité de la situation géopolitique mondiale. Ce lundi 15 juin 2026 s’ouvre le sommet du G7, marqué par l’arrivée très attendue de Donald Trump, fraîchement revigoré par l’annonce surprise d’un accord de principe américano-iranien. Entre la sécurisation du détroit d’Ormuz, le soutien au Liban, le conflit en Ukraine et la régulation mondiale de la tech, les chefs d’État des sept puissances industrielles s’apprêtent à vivre trois jours de négociations cruciales et sous haute tension.
L’accord avec l’Iran au cœur des débats
L’annonce d’un protocole d’entente entre les États-Unis et Téhéran, à la veille de l’ouverture du sommet, a totalement rebattu les cartes diplomatiques. Emmanuel Macron entend capitaliser sur ce rebondissement pour acter la réouverture durable et inconditionnelle du détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce énergétique mondial. Si la signature officielle du traité est prévue vendredi à Genève, les pays du G7 vont poser dès ce lundi les bases du soutien au Liban et exiger des garanties fermes sur le programme nucléaire et balistique iranien. Les discussions s’élargiront dès mardi en présence de médiateurs clés de la région comme le Qatar, l’Égypte et les Émirats arabes unis.
Le grand écart de Trump
L’attitude de Donald Trump, qui vient de célébrer ses 80 ans à Washington, sera le fil conducteur de ce sommet. Sur le front ukrainien, le président français espère fléchir la posture du locataire de la Maison Blanche en faveur de Kiev, alors qu’une session spéciale se tiendra mardi en présence de Volodymyr Zelensky. Mais les points de friction ne s’arrêtent pas là : les Européens comptent fermement dénoncer l’offensive protectionniste américaine et ses barrières douanières. Enfin, le volet technologique s’annonce explosif lors du déjeuner de mercredi en présence de Sam Altman (OpenAI) et Dario Amodei (Anthropic) : l’injonction américaine de bloquer l’accès des modèles d’IA aux ressortissants étrangers fait grincer des dents, tout comme les projets de restriction des réseaux sociaux pour les mineurs portés par la France et le Royaume-Uni.







