Le contrôle de Donald Trump sur le Parti républicain se confirme de manière éclatante. Lors d’une élection primaire cruciale pour un siège de sénateur au Texas, Ken Paxton, figure ultra-conservatrice et fidèle de la ligne MAGA, a largement battu le sénateur républicain sortant John Cornyn, pourtant installé depuis quatre mandats. Ce scrutin local illustre la stratégie nationale du président américain, qui écarte progressivement les figures traditionnelles de son parti au profit de candidats qui lui manifestent une loyauté absolue.
L’adoubement de Trump face à la vieille garde du parti
La victoire de Ken Paxton, 63 ans, s’est matérialisée grâce au soutien tardif mais décisif de Donald Trump, faisant fi des scandales qui avaient émaillé la carrière du candidat texan deux ans plus tôt. John Cornyn paie ainsi ses divergences répétées avec la ligne présidentielle. Ce scénario rappelle la récente éviction d’un autre sénateur républicain en Louisiane par le même procédé. Cette ingérence directe de la Maison-Blanche accentue le malaise au sein des parlementaires républicains. Le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a d’ailleurs publiquement averti que s’attaquer aux sortants risquait de complexifier la mise en œuvre du programme présidentiel à l’avenir.
Le dilemme de novembre : des candidats radicaux mais plus fragiles
Cette victoire met en lumière le grand dilemme des républicains à l’approche des élections de mi-mandat. Si l’adoubement de Donald Trump s’avère redoutable pour remporter les scrutins internes, ces profils radicaux pourraient s’avérer beaucoup moins performants face aux démocrates en novembre prochain. John Cornyn a ainsi qualifié Paxton de « boulet », prédisant une possible défaite ou une avance si infime qu’elle pénalisera l’ensemble du parti. Lors de l’élection générale, Ken Paxton sera opposé à James Talarico, un pasteur démocrate connu pour bousculer les conservateurs sur leur propre terrain en refusant de leur laisser l’exclusivité du message biblique.







