Si vous avez choisi de dormir cette nuit pour récupérer de la chaleur étouffante, vous avez manqué un concentré pur de dramaturgie sportive. Entre l’élimination précoce d’un géant sud-américain, l’explosion de joie d’un petit archipel africain, un festival de buts belges et des tensions internes poussées à leur paroxysme, la 16e nocturne de la Coupe du monde 2026 est entrée dans l’histoire. Tour d’horizon des faits marquants.
Le fiasco : L’Uruguay prend la porte, Bielsa disjoncte
C’est le premier énorme séisme de ce Mondial. Annoncée parmi les outsiders, la Celeste quitte la compétition dès le premier tour avec seulement deux petits points au compteur. Face à une équipe d’Espagne déjà qualifiée et en gestion, l’Uruguay s’est incliné (1-0).
Le match a basculé juste avant la pause sur une terrible faute de main du gardien de 40 ans, Fernando Muslera, qui a laissé filer une frappe d’Alex Baena. Remplacé dès la mi-temps par un Marcelo Bielsa dépité, le portier historique symbolise la faillite uruguayenne. En fin de match, la frustration a tourné au vinaigre : Agustín Canobbio a été expulsé après un tacle rugueux sur Pedri avant de s’en prendre physiquement à l’arbitre. Hors de lui, Bielsa a conclu la nuit par un énorme coup de sang en pleine interview d’après-match. Le technicien argentin est plus que jamais sur la sellette.
Le Cap-Vert s’offre un rêve face à l’Argentine
À l’autre extrémité du spectre des émotions, le Cap-Vert exulte. En tenant tête à l’Arabie saoudite (0-0), les Requins Bleus terminent invaincus et s’emparent d’une deuxième place totalement inattendue dans le Groupe H.
C’est sur la pelouse de Houston, téléphones à la main pour surveiller l’autre rencontre, que les joueurs ont appris leur qualification historique pour les seizièmes de finale. Le cadeau de bienvenue ? Un choc majuscule face à l’Argentine championne du monde en titre, le 3 juillet à Miami. Pas de quoi gâcher la fête dans le vestiaire capverdien, où les scènes de danse ont enflammé les réseaux sociaux.
La Belgique écrase tout sur son passage
Dos au mur après deux matchs nuls frustrants, la Belgique de Rudi Garcia a chassé les fantômes d’un retour anticipé à Bruxelles en pulvérisant la Nouvelle-Zélande (5-1).
Privés de Romelu Lukaku au coup d’envoi, les Diables Rouges s’en sont remis à un étincelant Leandro Trossard, auteur d’un doublé crucial. Kevin De Bruyne et Lukaku, entré en fin de match, ont parachevé le chef-d’œuvre. Cette large victoire permet aux Belges de décrocher la première place du Groupe G à la différence de buts (+4), devant l’Égypte.
Les autres faits marquants de la nuit
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Cadeau royal pour Doué : Buteur lors du festival de l’équipe de France face à la Norvège (4-1), le jeune crack du PSG Désiré Doué a reçu après le match un maillot dédicacé de la part de la superstar brésilienne Neymar, qui l’a qualifié de « crack » dans un message personnel.
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Seattle et le « Match des Fiertés » : Le choc entre l’Iran et l’Égypte (1-1) à Seattle, dédié par l’organisation à la cause LGBT+, s’est joué dans un climat particulier. Si les deux fédérations des pays musulmans ont refusé toute association officielle, la fête de la communauté a été totale en dehors du Lumen Field.
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Bagarre au Panama : Rien ne va plus chez les Canaleros. Déjà éliminé après deux défaites, le Panama a vu ses attaquants Cecilio Waterman et José Luis en venir aux mains lors de la session d’entraînement, à la veille d’affronter l’Angleterre.







