Derrière la folie sportive de la Coupe du monde 2026 se dessinent parfois des trajectoires de vie hors du commun. Héros du match nul arraché par l’Iran face à la Belgique grâce à sept arrêts exceptionnels, le gardien Alireza Beiranvand (33 ans) aimante tous les regards. Avant de s’installer sur le toit du football iranien et de recevoir les louanges publiques de Thibaut Courtois, l’enfant de la province du Lorestan a dû s’extirper d’une immense précarité.
Des rues de Téhéran aux sommets du football
Rien ne prédestinait ce fils de paysans nomades de l’ouest de l’Iran à fouler les pelouses du Mondial nord-américain :
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Sans-abri à 12 ans : Parti seul et sans un sou pour la capitale afin de forcer son destin, le jeune Alireza a passé ses premières nuits dans la rue, dormant devant les grilles du club de Vahdat Téhéran, faute de pouvoir payer ses entraînements. Impressionné par sa détermination et son gabarit, le staff finira par lui ouvrir ses portes gratuitement.
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Le secret des relances de 61 mètres : Détenteur du record du monde de la plus longue relance à la main, sa force herculéenne trouve sa source dans ses jeunes années de berger. Il y pratiquait le Dalparan, un jeu traditionnel du Lorestan consistant à lancer des pierres le plus loin possible pour garder les troupeaux.
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Le bourreau des stars : S’il a connu des expériences européennes mitigées en Belgique et au Portugal entre 2020 et 2022, Beiranvand reste un homme de grands rendez-vous. En 2018, il était entré dans l’histoire en stoppant un penalty de Cristiano Ronaldo.
Un enjeu géopolitique et sportif contre l’Égypte
Au-delà de la ferveur populaire, la performance du gardien du Tractor FC (club rejoint après un transfert très controversé depuis le Persépolis FC) s’inscrit dans un climat particulièrement lourd :
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Un camp de base délocalisé : Refroidies par les tensions géopolitiques persistantes entre Washington et Téhéran, les autorités américaines ont contraint la sélection iranienne à établir ses quartiers d’hiver au Mexique plutôt qu’aux États-Unis, compliquant sérieusement leur préparation.
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La métaphore du Détroit d’Ormuz : Très encadré par la communication officielle, le portier a promis au média d’État IRNA qu’il garderait ses cages « aussi hermétiques que le détroit d’Ormuz ».
Le choc final face aux Pharaons
Après avoir écœuré les attaquants belges, Alireza Beiranvand s’apprête à disputer le match le plus important de l’histoire moderne du football iranien. Ce samedi 27 juin à 5h00 TU (au Lumen Field de Seattle), la sélection perse jouera sa qualification historique pour les seizièmes de finale face à l’Égypte de Mohamed Salah. Face à la meilleure armada offensive de la poule G, le destin de l’Iran reposera une nouvelle fois sur les épaules de son géant.







