À peine le Mondial 2026 et ses 48 sélections sur le point de s’achever, une idée encore plus titanesque agite déjà les coulisses de la FIFA : le passage à une Coupe du monde à 64 équipes dès 2030. Si le projet suscite de vives tensions et de sérieuses oppositions en interne, les experts étudient de près la viabilité technique et logistique de ce qui serait la plus grande révolution de l’histoire du football moderne.
Plus d’équipes, mais pas plus de matchs par joueur
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’intégration de 16 pays supplémentaires ne rallongerait pas le parcours des futurs finalistes. Le format conserverait une structure très classique, mais démultipliée :
16 groupes de 4 équipes (de A à P) : Chaque sélection dispute toujours ses 3 matchs de poule traditionnels.
32 qualifiés pour la phase finale : Les deux premiers de chaque groupe accèdent directement aux seizièmes de finale.
Aucun tour supplémentaire : Le nombre de matchs requis pour soulever le trophée resterait fixé à 8 (3 en poule, 5 à élimination directe).
En revanche, le volume global de la compétition exploserait pour atteindre un total vertigineux de 128 matchs (contre 104 en 2026 et 64 en 2022). La phase de poules à elle seule concentrerait 96 rencontres.
Le casse-tête de la pelouse : 5 à 7 matchs par jour
Le véritable défi de cette formule n’est pas sportif, il est logistique. Comment condenser 128 rencontres sur un mois sans épuiser les organismes et ruiner l’état des pelouses ?
L’organisation du Mondial 2030 offre un terrain d’expérimentation idéal mais extrêmement complexe. Co-organisé par six pays sur trois continents (Maroc, Espagne, Portugal pour le cœur du tournoi, ainsi que l’Uruguay, l’Argentine et le Paraguay pour les matchs du centenaire), le tournoi dispose d’un parc de stades impressionnant et de fuseaux horaires multiples.
Les diffuseurs télévisuels salivent déjà à l’idée d’un flux continu de 5 à 7 matchs par jour. Cependant, la gestion des transports intercontinentaux pour les équipes et la résistance des terrains soumis à des rythmes d’enchaînement extrêmes restent les grandes inconnues de cette équation.







