Le président libanais Joseph Aoun a été reçu ce mardi 21 juillet à la Maison Blanche par Donald Trump, marquant la première visite d’un chef d’État libanais à Washington depuis 2009. Au cœur des discussions : le désarmement du Hezbollah pro-iranien, une exigence fondamentale soutenue par Washington et posée par Israël comme condition préalable à tout retrait militaire du sud du Liban.
Cette rencontre intervient alors que les États-Unis parrainent des négociations de paix et ont annoncé l’entrée en vigueur d’un accord confiant à l’armée libanaise la gestion de « zones pilotes » dans le Sud, en lisière des secteurs occupés par l’armée israélienne.
L’impasse du désarmement et la question du retrait israélien
Élu en janvier 2025 avec le soutien des nations occidentales, Joseph Aoun s’est engagé à restaurer la souveraineté nationale en désarmant le Hezbollah. Cependant, le refus catégorique de la formation chiite a précipité le pays dans un nouveau conflit avec Israël au printemps dernier, entraînant la mort de plus de 4 300 personnes et une occupation israélienne d’une large partie du Sud-Liban.
Si le président libanais espère obtenir une pression américaine sur Israël pour accélérer son retrait, la position de Washington reste intransigeante :
« Tant que ce problème perdurera, le Liban ne connaîtra jamais une paix véritable », a prévenu le secrétaire d’État Marco Rubio, tout en saluant les efforts du gouvernement libanais pour démanteler les infrastructures du Hezbollah.
Aide à l’armée et enjeux géopolitiques majeurs
Face aux défis sécuritaires et économiques, Joseph Aoun vient solliciter un soutien financier et matériel accru pour l’armée libanaise. En contrepartie, l’administration Trump devrait exiger des garanties supplémentaires, notamment le nettoyage de l’appareil militaire de toute collusion avec le Hezbollah.
Ce sommet diplomatique doit également permettre à Beyrouth d’écarter une option controversée un temps évoquée par Donald Trump : celle de faire intervenir la Syrie pour neutraliser le Hezbollah, une perspective toutefois démentie par le président syrien Ahmad al-Chareh, désireux d’éviter toute réingérence dans les affaires libanaises.







