La tension monte d’un cran en Inde autour du mouvement de contestation étudiant. En grève de la faim depuis 26 jours pour exiger des réformes éducatives et protester contre les fuites répétées de sujets d’examen, le militant Sonam Wangchuk (surnommé « Monsieur Sonam ») a annoncé avoir perdu 11 kg. Expulsé du site de manifestation de Jantar Mantar à Delhi, il a été admis en soins intensifs à l’hôpital Medanta de Gurugram.
Un mouvement galvanisé par la répression
Malgré son hospitalisation et les interventions de ministres venus lui demander de rompre son jeûne, Sonam Wangchuk refuse de céder sans garanties écrites du gouvernement assurant qu’aucune mesure de représailles ne sera prise contre les étudiants.
La situation s’est fortement détériorée après de violents affrontements lundi lors d’une marche vers le Parlement :
Bilan humain : La charge de la police à coups de matraques et de gaz lacrymogènes a fait des dizaines de blessés parmi les manifestants et les forces de l’ordre.
Blocage de la capitale : Les autorités ont fermé 16 stations de métro à Delhi pour tenter d’endiguer l’afflux de sympathisants vers Jantar Mantar.
Revendications de l’opposition : Le Cockroach Janta Party (CJP), mouvement satirique à l’origine de la contestation, exige la démission du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan.
Réaction du gouvernement
Face à la pression croissante de l’opposition, le Premier ministre Narendra Modi a promis la mise en place de tribunaux à procédure accélérée pour punir sévèrement les responsables des fuites d’examens. Une réponse jugée insuffisante par les manifestants, qui entendent poursuivre leur sit-in jusqu’à ce que des réformes structurelles soient engagées.







