La Commission européenne a franchi une nouvelle étape dans l’application du Digital Markets Act (DMA) en infligeant, ce jeudi 23 juillet, une amende globale de 890 millions d’euros à Google. Il s’agit de la sanction financière la plus lourde prononcée à ce jour dans le cadre de ce nouveau règlement européen visant à encadrer les géants du numérique (gatekeepers).
Deux dossiers majeurs au cœur de la sanction
La décision de Bruxelles s’articule autour de deux volets principaux d’auto-préférence et de verrouillage d’écosystème :
Recherche en ligne : La Commission reproche à l’entreprise de favoriser ses propres services au détriment de ses concurrents dans les résultats de recherche.
Google Play : L’écosystème d’Android est pointé du doigt pour maintenir des restrictions qui empêchent les développeurs de proposer librement des moyens alternatifs de distribution d’applications et de paiement.
Un durcissement réglementaire source de tensions géopolitiques
Cette amende fait suite à l’adoption récente de mesures contraignantes imposées à la firme de Mountain View, l’obligeant à partager certaines données de recherche avec des moteurs concurrents et à ouvrir Android aux outils d’intelligence artificielle tiers.
Au-delà de l’aspect financier, cette décision risque d’accentuer les frictions diplomatiques entre Bruxelles et Washington, les autorités américaines dénonçant fréquemment un ciblage ciblé des fleurons technologiques des États-Unis par l’Union européenne.







