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L’un des arguments les plus utilisés par les partisans du Sénégal est le délai de deux mois entre la finale et la décision de la CAF. Pour eux, ce délai prouve une manipulation politique. Amine Birouk répond à cet argument sur COPE avec méthode et précision. |
Deux mois pour une enquête, pas pour une manoeuvreBirouk explique que la commission de discipline de la CAF a dû mener une enquête approfondie sur les circonstances exactes de l’arrêt de jeu. Analyser les images, entendre les témoins, examiner les rapports arbitraux, étudier les textes applicables : tout cela prend du temps. Ce délai, dit-il, est la preuve d’une délibération sérieuse. C’est l’opposé d’une décision politique qui, elle, se prendrait rapidement sous pression. Une décision juridique solide prend le temps qu’il faut. Ce point répond directement aux accusations sénégalaises de complot et de manipulation. |
L’indépendance des organes comme preuveBirouk pointe aussi un élément factuel difficile à contester : les deux organes de la CAF ont rendu des décisions opposées. La commission disciplinaire a donné raison au Sénégal. La commission d’appel a donné raison au Maroc. Si la CAF était instrumentalisée politiquement au profit du Maroc, comment expliquer que la première instance ait tranché en faveur du Sénégal ? Cette divergence entre les deux commissions est, selon Birouk, la meilleure preuve de l’indépendance des organes judiciaires de la CAF. La décision finale n’est pas le fruit d’une pression. C’est le fruit d’un processus judiciaire qui a suivi son cours normal, avec ses contradictions et ses appels. |







