| Daniel Riolo est l’un des analystes les plus écoutés du football français. Sur RMC Sport, il a livré une analyse en deux volets sur la finale CAN 2025 : une décision juste d’un côté, une faute originelle de l’arbitre de l’autre. |
Le précédent dangereuxRiolo pointe le coeur du problème : le risque dès le départ était de créer un précédent du fait que l’arbitre n’a pas mis en application les sanctions stipulées par la loi. En clair : si l’arbitre avait sifflé forfait immédiatement quand le Sénégal a quitté le terrain, l’affaire aurait été close sur le champ. Au lieu de ça, l’arbitre a laissé faire. Il a attendu. Le match a repris. Et deux mois plus tard, la CAF doit intervenir pour réparer ce que l’arbitre n’a pas fait ce soir-là à Rabat. Un scénario idéal pour les arguments juridiques de la FSF devant le TAS. |
Un phénomène qui se généraliseRiolo va plus loin. Il alerte sur une tendance mondiale inquiétante. On assiste à plusieurs situations où des équipes quittent le terrain pour contester l’arbitrage. Il cite le cas le plus récent : un club turc qui a quitté la pelouse dans des circonstances similaires quelques semaines après la finale de Rabat. Ce phénomène est dangereux, dit-il. Si les sanctions ne sont pas appliquées immédiatement sur le terrain, les équipes comprennent qu’elles peuvent utiliser ce geste comme arme de protestation sans conséquence immédiate. La clémence de l’arbitre en temps réel crée le problème institutionnel qui suit. Riolo l’a dit clairement : c’est l’arbitre qui a ouvert la boîte de Pandore ce soir du 18 janvier à Rabat. |







