Plusieurs mois après un revers judiciaire invalidant une première tentative, l’administration Trump relance son projet de surtaxer massivement les visas de travail H-1B. Une nouvelle réglementation propose d’imposer des frais de 103 265 dollars par demande afin d’inciter les entreprises américaines à privilégier l’emploi local.
Freiner le recours à la main-d’œuvre étrangère
La mesure, soumise à une période de consultation publique de 30 jours avant une éventuelle adoption, vise à renflouer les caisses du système d’immigration et à inciter le secteur privé à former la main-d’œuvre locale. Défendue par le vice-président JD Vance, cette initiative cible un programme délivrant 85 000 visas annuels à des professionnels qualifiés, jugé par le gouvernement comme un frein à l’emploi des citoyens américains.
Un nouveau bras de fer judiciaire en vue
Cette offensive fait suite à l’invalidation par la justice fédérale d’un décret signé en septembre 2025 qui fixait ces frais à 100 000 dollars. Le juge Leo Sorokin avait alors rappelé que l’établissement d’une telle taxe relève de la compétence exclusive du Congrès américain et non de l’exécutif. La nouvelle proposition risque de faire l’objet de nouvelles batailles judiciaires de la part des acteurs économiques et des entreprises du secteur technologique.







