Près de trois semaines après l’afflux sans précédent de plus de 70 000 migrants fin juillet, la situation demeure extrêmement critique dans l’enclave espagnole de Ceuta.
Alors qu’au moins 7 000 personnes survivent toujours sur place, le gouvernement espagnol a initié le transfert de 1 800 personnes vers des centres d’hébergement temporaires et prépare l’évacuation de 500 mineures isolées vers la péninsule.
Transferts d’urgence et ouverture de structures d’accueil
Mercredi matin, les autorités ont procédé à l’évacuation progressive du campement de la plage de Trampolin. L’opération a permis de réorienter 1 800 personnes sans abri vers de nouvelles infrastructures :
Ressortissants d’Afrique subsaharienne : Prise en charge et transfert vers un complexe militaire adapté.
Ressortissants marocains : Regroupement sur un parking sécurisé et surveillé par les forces de l’ordre.
Le ministère des Migrations précise que ces structures temporaires ont vocation à s’agrandir pour offrir un hébergement digne aux milliers de personnes vivant encore dans la rue sans accès aux soins basiques.
Prise en charge des mineures et vif débat politique
Au cœur du dispositif d’urgence figure la prise en charge prioritaire de 500 jeunes filles mineures non accompagnées, considérées comme particulièrement vulnérables et destinées à rejoindre l’Espagne continentale.
Cette gestion humanitaire suscite de fortes tensions politiques nationales. Le Parti populaire (PP) et l’extrême droite réclament l’expulsion systématique de tous les migrants présents, tandis que le gouvernement central rappelle qu’en droit espagnol, le renvoi massif de mineurs isolés demeure strictement illégal.







