Une série de huit frappes aériennes attribuées à Israël a visé ce mardi 18 août 2026 la piste de la base militaire d’Abou Dhouhour, située dans la province d’Idleb. Condamnée avec véhémence par le ministère syrien des Affaires étrangères, cette attaque marque une rare convergence de positions entre Damas et Washington, l’envoyé américain Tom Barrack fustigeant une « escalade inutile » alors que l’installation faisait l’objet de travaux de réfection soutenus par la Turquie.
Un ciblage stratégique sur fond de rapprochement turco-syrien
Inutilisée depuis 2012 et fortement dégradée par les conflits passés, la base aérienne d’Abou Dhouhour est repassée sous le contrôle des autorités de Damas à la suite du renversement de Bachar al-Assad en décembre 2024.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), le raid israélien survient immédiatement après la visite sur place d’une délégation militaire turque dépêchée pour appuyer la réhabilitation de l’infrastructure. Si les frappes n’ont pas fait de victimes, elles ont causé d’importants dégâts matériels sur les pistes.
Condamnation américaine et rôle pivot des nouvelles autorités de Damas
Fait marquant, Tom Barrack, ambassadeur américain en Turquie et envoyé spécial en Syrie, a publiquement confirmé et imputé le raid à Israël, dénonçant une initiative qui altère la stabilité régionale. Cette prise de parole intervient alors que le nouveau gouvernement syrien collabore activement avec la coalition internationale dirigée par Washington contre l’État islamique (EI). En parallèle, Israël poursuit le maintien d’une zone de sécurité autodécrétée sur le plateau du Golan et multiplie les interventions ciblées pour limiter l’implantation de forces rivales à ses frontières.







