Le premier réseau de test pré-6G de Chine a été officiellement mis en service ce mardi 21 avril 2026 à Nankin. Cette infrastructure expérimentale marque une transition majeure, faisant passer la technologie 6G de la simple validation de concepts à une vérification des capacités au niveau système. En intégrant des innovations de rupture aux réseaux 5G actuels, Pékin ambitionne de définir les futurs standards de communication mondiale tout en offrant des performances jusqu’à dix fois supérieures à la technologie actuelle.
Des capacités décuplées pour l’industrie du futur
Ce nouveau réseau se distingue par une bande passante ultra-large et une intégration native de l’intelligence artificielle (IA). Les premiers tests menés à Nankin couvrent des domaines stratégiques tels que la production industrielle automatisée, les communications holographiques et la gestion de l’économie à basse altitude. Grâce à une latence déterministe extrêmement faible, ce système pré-6G permet une précision de transmission indispensable pour les secteurs de pointe comme l’aérospatiale et les énergies nouvelles, inscrits au cœur du 15e plan quinquennal chinois.
Un tremplin vers la normalisation mondiale
Avec près de 5 millions de stations de base 5G déjà déployées sur son territoire, la Chine utilise son avance infrastructurelle comme un socle pour dominer la future normalisation de la 6G. Selon les experts du secteur, le déploiement de la « 5G avancée » (5G-A) dans 330 villes constitue une étape intermédiaire cruciale. Cette stratégie d’évolution continue permet au pays de tester en conditions réelles les produits et écosystèmes qui formeront l’ossature de l’économie numérique mondiale à l’horizon 2030, renforçant ainsi son avantage concurrentiel face aux autres puissances technologiques.







