Une légende de l’époque d’Edo
L’origine de cette célébration remonte à une légende de l’époque d’Edo (1603-1868). Un démon aux dents acérées se serait caché dans le vagin d’une jeune femme, castrant ses prétendants lors de leurs nuits de noces. Un forgeron local aurait alors fabriqué un phallus en acier pour briser les dents du démon. Aujourd’hui, ce récit est tourné en dérision à travers des parades colorées où des mikoshi (sanctuaires portés) en forme de pénis défilent dans les rues.
De la protection à la déstigmatisation
Historiquement, le sanctuaire de Kawasaki était un lieu de pèlerinage pour les travailleuses du sexe qui venaient y chercher une protection contre les maladies. Au fil des siècles, le rituel s’est élargi pour devenir une fête de la fertilité visant à déstigmatiser la sexualité dans une société japonaise où les jeunes générations montrent un désintérêt croissant pour les relations intimes.
Un événement unique au monde
Pour les participants, l’ambiance du Kanamara Matsuri est incomparable. Entre les sucettes en forme de phallus et les statues monumentales, le festival est devenu un rendez-vous touristique majeur. Au-delà du folklore, l’événement rappelle l’urgence démographique du Japon, qui cherche par tous les moyens, y compris symboliques, à relancer sa natalité en berne.







