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À six mois des élections législatives marocaines prévues en septembre 2026, le débat politique s’anime au Royaume. Les partis affûtent leurs programmes, les alliances se dessinent et les têtes de liste commencent à émerger. Dans un contexte de forte croissance économique et de préparation au Mondial 2026, les enjeux de ce scrutin dépassent les traditionnelles questions partisanes. |
RNI, PAM et Istiqlal : la bataille des trois grandsLe Rassemblement National des Indépendants (RNI) d’Aziz Akhannouch, chef du gouvernement sortant, aborde ce scrutin en position de force. La coalition tripartite avec le PAM et l’Istiqlal a géré une période difficile (Covid, inflation, crise énergétique) mais présente un bilan économique globalement positif. Le PAM, deuxième parti de la coalition, intensifie son ancrage local. L’Istiqlal, parti historique, cherche à reconquérir l’électorat nationaliste traditionnel. Les trois partis se retrouveront probablement dans la même coalition après le scrutin, mais chacun veut maximiser ses sièges pour peser davantage dans les négociations gouvernementales. |
Jeunesse, chômage et logement au cœur des débatsLes thématiques qui dominent les discussions sont claires : chômage des jeunes (26 % chez les 15-24 ans), logement abordable dans les grandes villes, réforme de l’éducation et accès aux soins. Le Maroc a lancé la généralisation de la protection sociale, mais son application sur le terrain reste inégale. La question du Mondial 2026 et ses retombées économiques est aussi au cœur des débats. Certains partis d’opposition accusent le gouvernement de négliger les populations rurales au profit des grandes villes hôtes. Le scrutin de septembre sera le premier test électoral post-Mondial pour le Maroc. Un baromètre politique très attendu. |







