Aux États-Unis, un nombre croissant d’enfants non accompagnés se présentent sans assistance juridique devant les juges d’immigration. La coupure des financements fédéraux accordés aux organisations spécialisées de défense des droits des migrants suscite une forte inquiétude auprès des ONG et des observateurs du système judiciaire.
Une rupture des financements fédéraux
Depuis novembre 2025, les crédits alloués au réseau d’associations assurant la défense des mineurs isolés ont été interrompus par l’administration fédérale. Fin juillet 2026, les contrats liant le gouvernement à ces structures spécialisées jusqu’alors chargées d’assister environ 24 000 enfants n’ont pas été reconduits. Les autorités invoquent une phase transitoire et l’attribution des dossiers à d’autres prestataires, une démarche vivement contestée par les associations qui dénoncent un manque d’effectivité sur le terrain.
Un impact critique sur les procédures d’expulsion
Plusieurs organisations de défense des droits humains ont engagé des actions en justice contre l’État fédéral pour dénoncer une atteinte au droit de la défense. L’ONG « American Immigration Council » souligne à cet égard que la présence d’un avocat reste le facteur déterminant pour l’accès à un procès équitable, les statistiques montrant que l’absence de représentation juridique augmente considérablement le risque de délivrance d’une obligation de quitter le territoire.







