L’offensive anti-immigration menée par l’administration Trump aux États-Unis s’accentue avec un nouveau projet ciblant directement le continent africain. Selon une note interne du secrétaire d’État américain, Marco Rubio, révélée par l’agence Associated Press (AP), Washington prévoit de réduire considérablement le nombre de ses représentations diplomatiques habilitées à délivrer des visas en Afrique.
Une réduction de plus de la moitié des services consulaires
Actuellement, une cinquantaine d’ambassades et de consulats américains répartis sur le continent sont théoriquement en mesure de produire ces documents de voyage. L’administration américaine projette de restreindre cette habilitation à une vingtaine de représentations seulement d’ici la fin du mois de juin 2026.
Parmi les centres diplomatiques qui conserveraient cette compétence, la note cite notamment :
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Abidjan
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Dakar
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Djibouti
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Kigali
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Kinshasa
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Lomé
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Nairobi
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Port-Louis
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Yaoundé
Un parcours du combattant pour les demandeurs
Pour les ressortissants des pays dont l’ambassade américaine perdra cette faculté à l’instar du Bénin, du Gabon ou de Madagascar, les démarches administratives vont se transformer en un véritable défi logistique. Ces voyageurs se verront désormais contraints de franchir une frontière ou d’acheter un billet d’avion international pour se rendre dans l’un des rares pays d’accueil maintenus afin de soumettre leur demande de visa.
L’objectif affiché : dissuader et restreindre
À Washington, la Maison Blanche assume pleinement la finalité de cette mesure restrictive. L’objectif principal est de freiner l’immigration vers les États-Unis par deux leviers :
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Compliquer l’accès aux services consulaires pour décourager les demandeurs dès le début de leurs démarches.
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Réduire le flux de voyageurs susceptibles de se maintenir illégalement sur le territoire américain une fois la date d’expiration de leur visa dépassée.







