La fronde gronde aux quatre coins de la planète contre le numéro un mondial de l’agrochimie. De la Normandie au Kenya, en passant par la Suisse, le Pakistan et l’Indonésie, paysans, riverains et malades se mobilisent ce samedi pour dénoncer l’impact sanitaire et environnemental des produits de Syngenta.
Porté par une cinquantaine d’organisations et de syndicats, le mouvement cible en particulier l’exportation vers les pays du Sud de substances toxiques pourtant interdites en Europe, une pratique vivement dénoncée comme une forme de « colonialisme chimique ».
Une colère planétaire contre le géant de l’agrochimie
- Un front uni sur quatre continents : Des rassemblements d’envergure ont lieu simultanément en Europe, en Asie et en Afrique pour réclamer l’arrêt immédiat des productions les plus polluantes et dangereuses.
- La dénonciation de la dépendance alimentaire : Au-delà des risques sanitaires, les mouvements paysans pointent du doigt la mainmise des multinationales sur les semences et les systèmes agricoles des pays en développement.
- La défense de Syngenta : De son côté, le géant suisse passé sous pavillon chinois plaide pour l’innovation technologique, affirmant que les agriculteurs ont impérativement besoin de solutions diversifiées pour nourrir la population mondiale.
Les enjeux de la souveraineté alimentaire
Cette journée de mobilisation internationale met en lumière la fracture croissante entre les industriels de l’agrochimie et les défenseurs d’une agriculture paysanne souveraine. Alors que les critiques s’intensifient face au modèle productiviste, la question de l’encadrement mondial des pesticides s’impose plus que jamais au cœur du débat public.







