24h dans le Monde

A la Une

17/07/2026
Suivez Nous :

Site d’actualité internationale proposant une lecture globale des événements mondiaux avec une perspective francophone.

Quick Contact:

quick-wittedmgt

Site d’actualité internationale proposant une lecture globale des événements mondiaux avec une perspective francophone.

Quick Contact:

24h dans le MondeActualitésEducationUn premier ex-animateur condamné pour agressions sexuelles

Un premier ex-animateur condamné pour agressions sexuelles

Pour la première fois depuis le déclenchement du scandale lié aux violences dans le périscolaire parisien, la justice a prononcé une condamnation. Ce vendredi 10 juillet 2026, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Souleymane D., un ancien animateur de 25 ans, à une peine de 18 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles commises sur une fillette dans un centre de loisirs du 10e arrondissement entre octobre 2023 et juillet 2025.

Un tournant judiciaire fondé sur la crédibilité de l’enfant

Cette décision marque un tournant historique pour les parties civiles et les associations de protection de l’enfance. Elle intervient en effet après les relaxes de deux autres animateurs parisiens, des jugements qui avaient suscité une vive indignation et donné le sentiment d’un rejet de la parole des mineurs par l’institution judiciaire.

Cette fois, le tribunal a formellement mis en avant la « cohérence » et la « crédibilité particulière » des déclarations de la victime, aujourd’hui âgée de six ans. Les juges ont souligné des propos « constants, précis et compatibles avec son jeune âge », à l’inverse des explications « fluctuantes » et « évolutives » du prévenu. L’enfant avait dénoncé les faits spontanément à ses parents en exprimant son refus de retourner au centre, parvenant à désigner l’animateur et à reproduire les gestes subis sur une poupée devant les enquêteurs.

Éléments matériels et interdiction définitive d’exercer

Au-delà des témoignages, le tribunal s’est appuyé sur un faisceau d’indices matériels concordants :

  • L’expertise psychologique n’a décelé aucune tendance à l’affabulation chez la fillette.

  • Les rapports techniques ont démontré que la configuration de la cour de récréation permettait d’isoler l’enfant hors de la vue des autres adultes.

  • L’analyse du téléphone portable du condamné a révélé des clichés montrant des contacts physiques inappropriés et interdits avec des mineurs.

Bien que le collectif SOS Périscolaire et l’association #MeTooÉcole aient regretté que la peine de prison soit intégralement assortie du sursis, ils saluent une victoire juridique majeure. En plus de sa peine, Souleymane D. écope d’une interdiction définitive d’exercer toute activité en contact habituel avec des mineurs et d’une inscription automatique au Fijaisv (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes). Depuis le début de l’année 2026, l’ampleur systémique de la crise a conduit à la suspension de 132 animateurs à Paris, dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes.

Partager:

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article connexe

Tags