Le 10 Downing Street vacille. Ce mardi 12 mai 2026, le Premier ministre britannique Sir Keir Starmer livre une bataille acharnée pour sa survie politique. Acculé par des résultats électoraux catastrophiques et une fronde interne sans précédent, il refuse pour l’heure de céder aux appels à la démission qui émanent de son propre camp.
Un gouvernement qui se fissure
La tension est montée d’un cran avec la démission de trois membres du gouvernement, dont la ministre de l’Intérieur Jess Phillips, Alex Davies-Jones et Miatta Fahnbulleh.
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Défi au Cabinet : Malgré la pression de la ministre de la Justice Shabana Mahmood, qui réclame un calendrier de départ, Sir Keir a affirmé lors du conseil des ministres qu’il n’avait aucune intention de partir.
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Soutiens et silences : Si Steve Reed (Logement) et Pat McFadden (Travail) restent fidèles, le silence de Wes Streeting (Santé), perçu comme un rival potentiel, alimente toutes les spéculations.
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Le seuil critique : Pour qu’une motion de défiance officielle soit lancée, les rebelles doivent réunir 81 signatures (soit 20 % des députés travaillistes).
L’ombre d’Angela Rayner et Andy Burnham
Le Parti travailliste est désormais divisé en deux blocs. Plus de 80 députés exigent un départ immédiat, tandis qu’une centaine d’autres ont signé une déclaration commune appelant au calme pour éviter une course à la direction prématurée.
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Les prétendants : Outre Streeting, l’ancienne vice-Première ministre Angela Rayner fait figure de favorite. Le nom d’Andy Burnham circule également, bien que son retour au Parlement soit un préalable nécessaire à toute candidature.
Les raisons d’un désastre annoncé
Cette révolte est le point d’orgue d’une semaine noire pour le Labour :
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Bérézina électorale : Le parti a perdu près de 1 500 conseillers lors des locales en Angleterre et a été évincé du pouvoir au Pays de Galles.
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Échec historique : Le résultat au Parlement écossais est le pire jamais enregistré par le parti.
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Erreurs de jugement : La nomination controversée de Peter Mandelson comme ambassadeur aux États-Unis a fini de cristalliser les critiques sur la gouvernance de Starmer.







