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15/06/2026
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24h dans le MondeActualitésCinémaCannes 2026 : Une 79e édition entre glamour et tensions géopolitiques

Cannes 2026 : Une 79e édition entre glamour et tensions géopolitiques

Le coup d’envoi du 79e Festival de Cannes est donné ce mardi 12 mai 2026. Pendant douze jours, 22 films s’affronteront pour décrocher la prestigieuse Palme d’or sous l’œil du jury présidé par le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook. Mais derrière les paillettes de la Croisette, cette édition est marquée par des absences notables et un climat social électrique.

Un palmarès sans l’Afrique ni Hollywood

La sélection officielle de cette année provoque l’étonnement des observateurs :

  • Absence du Sud : Aucun film africain, indien ou chinois ne figure dans la compétition pour la Palme d’or. Le délégué général Thierry Frémaux justifie cette absence par la forte présence de ces cinématographies à la dernière Berlinale.

  • Désertion des blockbusters : Les grands studios américains (Disney, Warner, Sony) brillent par leur absence, préférant protéger leurs productions des critiques cannoises dans un contexte de crise culturelle outre-Atlantique.

  • Le passé comme refuge : Les cinéastes en compétition semblent privilégier les fresques historiques (Seconde Guerre mondiale, colonisation) plutôt que d’affronter frontalement les crises actuelles (Ukraine, Gaza, Soudan).

Un certain regard sur le continent africain

Si la compétition officielle ignore le continent, la section Un Certain Regard fait office de vitrine pour le talent africain avec trois œuvres majeures :

  • Les fraises de la Marocaine Laïla Marrakchi, sur l’exploitation des travailleuses saisonnières en Espagne.

  • Congo Boy du Centrafricain Rafiki Fariala, récit autobiographique sur l’exil.

  • Ben’imana de la Rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo, qui explore la réconciliation post-génocide.

Guerres culturelles et fronde anti-Bolloré

À un an de l’élection présidentielle française, le festival devient un terrain de lutte politique. Une tribune signée par des figures comme Juliette Binoche et Arthur Harari dénonce une menace de l’extrême droite sur la culture, ciblant particulièrement l’influence du milliardaire Vincent Bolloré dans le financement du cinéma.

Parallèlement, une lettre ouverte signée par 4 700 professionnels appelle à un renforcement de l’exception culturelle européenne face à l’omnipotence des plateformes de streaming américaines.

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