Une mise en garde ferme de l’administration américaine
L’Office américain de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) a publié une alerte officielle vendredi dernier pour mettre en garde l’industrie maritime mondiale. Les États-Unis interdisent désormais formellement aux entreprises américaines, et menacent de sanctions les entités étrangères, de verser des fonds au gouvernement iranien en échange d’un passage sécurisé dans le détroit d’Ormuz. Cette mesure intervient alors que l’Iran a drastiquement restreint le trafic dans cette zone stratégique depuis le début du conflit en février 2026, parallèlement à un blocus naval imposé par les États-Unis sur les ports iraniens.
Des modes de paiement sous haute surveillance
L’avertissement de l’OFAC précise que les sanctions s’appliquent à une vaste gamme de transactions. Sont visés non seulement les paiements en espèces, mais aussi les actifs numériques, les échanges informels, les compensations ou tout autre paiement en nature, y compris les dons caritatifs ou les fonds versés via les ambassades iraniennes. Washington rappelle que toute escale dans un port iranien sous blocus expose les acteurs du secteur à un « risque important de sanctions » en vertu des multiples autorités de régulation américaines.
Tensions autour des droits de passage
De son côté, Téhéran défend la légitimité de ces taxes, que les États-Unis qualifient pourtant de manœuvres illicites. Le vice-président du Parlement iranien, Hamidreza Haji Bababei, a récemment affirmé que les revenus issus de ces droits de passage avaient commencé à être déposés à la Banque centrale du pays. En réponse aux interceptions de navires par la marine américaine, l’Iran a dénoncé un « acte de piraterie ». Actuellement, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est au plus bas, avec seulement quelques traversées quotidiennes enregistrées.







