Dans ses nouvelles lignes directrices, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle à donner la priorité absolue à l’alimentation, à l’activité physique et à l’accompagnement comportemental pour lutter contre l’obésité chez les enfants et les adolescents. Alors que les traitements médicamenteux à base de GLP-1 connaissent une expansion rapide sur le marché mondial, l’agence onusienne insiste sur le fait que la médicalisation ne doit intervenir qu’en tout dernier recours chez les adolescents.
Avec environ 400 millions de jeunes de 5 à 19 ans en surpoids dans le monde, la prévalence de l’obésité infantile a quadruplé depuis 1990. Ces recommandations prennent une dimension singulière en Afrique subsaharienne, où les systèmes de santé doivent gérer un double fardeau nutritionnel : la hausse du surpoids en milieu urbain et le maintien d’un niveau élevé de sous-alimentation.
Prévenir avant de médicaliser
Un socle comportemental obligatoire : L’OMS préconise des régimes adaptés, de l’exercice physique régulier et un suivi incluant les familles dès le plus jeune âge.
Recours très limité aux médicaments : Les molécules autorisées (comme Wegovy ou Saxenda) sont proscrites avant 10 ans et ne s’envisagent chez les 10-19 ans qu’après l’échec de programmes supervisés.
Chirurgie bariatrique encadrée : Réservée exclusivement aux adolescents souffrant d’obésité sévère sous des conditions médicales très strictes.
Le double défi nutritionnel africain
Alors que l’obésité dépasse désormais la sous-nutrition à l’échelle globale, l’Afrique subsaharienne fait exception en affrontant simultanément les deux fléaux. La progression rapide des aliments ultra-transformés et de la sédentarité dans les villes accélère le surpoids, pendant que plus de 300 millions de personnes souffrent encore de la faim sur le continent.







