La Commission électorale nationale indépendante (Céni) de Madagascar a officiellement lancé ce 28 juillet 2026 le processus de refonte intégrale de la liste électorale. Prévu pour durer jusqu’en avril 2027, ce recensement constitue la première étape vers l’organisation d’un référendum constitutionnel et de l’élection présidentielle d’octobre 2027.
Assainir un fichier électoral au cœur des contestations
Le fichier actuel, comptant un peu plus de 14 millions d’inscrits, faisait l’objet de vives critiques de la part des acteurs politiques et de la population :
Anomalies massives : Le président de la Céni, Thierry Rakotonarivo, déplore la présence de doublons, de millions de numéros de Carte d’Identité Nationale (CIN) identiques et d’« électeurs fantômes » via des ordonnances électorales.
Méthodes d’inscription : Le nouveau recensement combinera le porte-à-porte par des agents, des inscriptions dans les fokontany (quartiers/villages) et une procédure en ligne.
La réforme de la Céni suspendue à la concertation nationale
Si le calendrier du recensement est enclenché, la réforme structurelle de la Céni et de la loi électorale n’est pas encore engagée :
Souveraineté populaire : Le président de la Céni précise que la gouvernance électorale ne sera pas modifiée de manière unilatérale par le pouvoir avant la tenue d’une grande concertation nationale.
Incertitude sur le calendrier : Les Églises chrétiennes n’ayant pas encore fixé la date de cette concertation, le temps pourrait manquer pour reformer les textes avant la présidentielle d’octobre 2027, poussant certains candidats à réclamer un dialogue politique préalable.







