Face à la boulimie financière de la FIFA et aux projets de monétisation d’une compétition sacrée, il est urgent que les fédérations internationales sortent de leur silence pour protéger le football.
Le spectacle de trop au Mondial 2026
Gianni Infantino a franchi toutes les limites lors de la dernière Coupe du monde. De ses parades en baskets blanches avec Donald Trump jusqu’à la transformation de la finale en concert géant, le président de la FIFA traite le sport roi comme un simple produit de consommation VIP. La gestion liberticide des accès, le prix exorbitant des places et les arbitrages géopolitiques douteux ont failli étouffer la magie du jeu. Si le terrain a préservé un semblant de poésie grâce à la bravoure des outsiders, la frontière de l’acceptable est désormais définitivement dépassée.
La résistance s’organise face à la finance
Le quotidien The Times dévoile le projet d’Infantino : privatiser la Coupe du monde au profit de magnats de la finance américaine proches du pouvoir politique. En arrosant les 211 fédérations nationales avec des actions à revendre, la FIFA tente d’acheter le silence des dirigeants pour garantir à son président un revenu colossal de 60 millions de dollars annuels. Alors que la Norvège est aujourd’hui la seule nation à s’élever contre ce scandale, tous les amoureux du football doivent exiger de leurs instances qu’elles fassent barrage à cette marchandisation destructrice.







