Fraîchement réélu au Parlement, l’ancien maire du Grand Manchester Andy Burnham s’impose comme l’incontestable favori pour succéder à Keir Starmer au poste de Premier ministre britannique. Surnommé le « roi du Nord » pour son opposition frontale au pouvoir londonien et ses succès économiques en région, ce politicien de 56 ans incarne la carte de la popularité pour un Parti travailliste miné par les crises et la montée de l’extrême droite.
Le triomphe du « roi du Nord »
Andy Burnham a orchestré son retour à Westminster de manière spectaculaire en remportant largement la législative partielle de Makerfield face au parti Reform UK. Fort de ses deux mandats à la tête de Manchester où il a notamment municipalisé le réseau de transports via le Bee Network , il jouit d’une popularité inégalée dans le pays selon les instituts de sondage. Ce partisan d’un « socialisme pro-business » promet de dupliquer à l’échelle nationale sa politique de décentralisation et de réindustrialisation, tout en s’alignant sur la fermeté de l’exécutif sortant concernant le contrôle de l’immigration.
Un couronnement programmé à Westminster
La transition au sommet de l’État pourrait s’accélérer pour éviter un été d’incertitude institutionnelle. L’ancien ministre de Gordon Brown et de Tony Blair rassemble déjà le soutien estimé des trois quarts des députés travaillistes, ouvrant la voie à un possible « couronnement » sans opposition interne. Si aucune autre candidature d’envergure ne se manifeste d’ici l’ouverture officielle des nominations le 9 juillet, Andy Burnham pourrait être officiellement investi dès la mi-jullet et devenir le septième Premier ministre britannique en l’espace de dix ans.







