L’Arménie marque un tournant historique dans sa politique étrangère en accueillant à Erevan, les 4 et 5 mai 2026, deux sommets majeurs consacrés à son rapprochement avec l’Europe. Cette démarche illustre la volonté du pays de s’émanciper de l’influence de la Russie, son allié traditionnel.
Des sommets diplomatiques de grande ampleur
La capitale arménienne devient le centre de la diplomatie européenne durant deux jours :
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8e sommet de la Communauté politique européenne (CPE) : Une cinquantaine de dirigeants européens sont attendus ce lundi 4 mai.
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Premier sommet Union européenne-Arménie : Prévu pour le mardi 5 mai, il réunira le Premier ministre Nikol Pachinian, le président du Conseil européen Antonio Costa et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Les raisons d’une rupture progressive avec Moscou
Le désir d’émancipation de l’Arménie s’explique par plusieurs facteurs stratégiques :
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Le sentiment de trahison : L’absence d’intervention des forces russes lors de la perte du Haut-Karabakh en 2020 a laissé un goût amer à Erevan.
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La souveraineté retrouvée : La fin du conflit avec l’Azerbaïdjan permet à l’Arménie de réduire sa dépendance sécuritaire vis-à-vis du Kremlin.
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L’affaiblissement russe : Engagée dans la guerre en Ukraine, la Russie a sensiblement réduit ses effectifs militaires déployés en Arménie.
Une adhésion à l’UE plébiscitée mais complexe
Bien que le parlement arménien ait lancé le processus de demande d’adhésion en 2025, le chemin reste semé d’embûches :
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Soutien populaire : 72 % des citoyens arméniens sont favorables à une intégration dans l’Union européenne.
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Dépendance économique : La Russie contrôle encore des infrastructures vitales (gaz, électricité, chemins de fer) et maintient une base militaire à Gyumri.
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Craintes d’ingérence : Certains étudiants redoutent une réaction brutale de Moscou ou un scénario similaire à celui de la Géorgie, où l’influence européenne a reculé face à des partis pro-russes.
Ces sommets interviennent à un moment clé, un mois seulement avant les élections législatives arméniennes, ancrant ainsi le virage pro-européen du gouvernement actuel.







