La tempête politico-médiatique ne fait que commencer. Au lendemain d’une conférence de presse où Jordan Bardella a qualifié d’« assassination politique » les révélations de Mediapart l’accusant de propos antisémites tenus entre 2013 et 2015, le site d’investigation maintient fermement sa position.
Invité sur Franceinfo ce mercredi 30 septembre, Fabrice Arfi, codirecteur du pôle Enquêtes, a annoncé que de nouveaux éléments allaient être publiés, promettant une « démonstration » s’appuyant sur des sources multiples et des documents authentifiés, en dépit des plaintes en diffamation annoncées par le président du Rassemblement national.
Une confrontation sous haute tension entre le RN et Mediapart
- La contre-attaque du RN : En niant en bloc les accusations de propos antisémites qui évoquaient notamment une prétendue domination bancaire et des citations polémiques, Jordan Bardella a riposté en annonçant des poursuites judiciaires, tandis que Marine Le Pen et les cadres du parti ont multiplié les charges virulentes contre le média.
- L’assurance de la rédaction : Face aux accusations d’« officine d’extrême gauche » et de « fabrication de boules puantes », Fabrice Arfi a rappelé le sérieux de l’enquête menée par Alexandre Berteau et Antton Rouget, affirmant que le journal ne mettrait pas sa réputation en jeu sans une certitude absolue.
- De nouvelles révélations en approche : Le journaliste a assuré que la suite de l’enquête serait prochainement dévoilée pour apporter la démonstration des faits reprochés au dirigeant politique.
Un climat politique électrique
Cette affaire ébranle le Rassemblement national en plein cœur de sa stratégie de normalisation. Alors que les invectives se multiplient et que le camp frontiste fait bloc autour de son président, l’affrontement judiciaire et médiatique s’annonce long et particulièrement scruté sur la scène politique française.







