L’affaire Mediapart prend une tournure internationale inattendue. Visé par des révélations sur des écrits antisémitismes datant de sa jeunesse, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a reçu ce mardi un soutien de poids en provenance d’Israël, formulé par le ministre de la Diaspora, Amichai Chikli.
Tout en balayant les accusations portées par le média d’investigation qu’il a vivement attaqué, le membre du gouvernement de Benjamin Netanyahu a mis en avant l’engagement pro-israélien et les prises de position récentes du dirigeant frontiste, provoquant de vives réactions en France.
Un appui assumé et des attaques ciblées contre Mediapart
- Le plaidoyer d’Amichai Chikli : Sur le réseau social X, le ministre israélien a rappelé que Jordan Bardella s’était illustré comme « l’une des voix les plus claires en Europe contre le Hamas », évoquant sa visite dans le sud d’Israël après les massacres du 7 octobre 2023 et son passage sur le site du festival Nova.
- Charges contre la direction du média : Le ministre du Likoud s’en est vertement pris à Edwy Plenel et Carine Fouteau, estimant ne pas pouvoir faire confiance à des personnes qu’il accuse de combattre le droit d’Israël à exister.
- Un passif relationnel : Ce soutien s’inscrit dans la continuité des liens tissés entre Amichai Chikli et les figures de la droite radicale occidentale, les deux hommes s’étant déjà rencontrés à plusieurs reprises par le passé.
Des répercussions contrastées en France
Alors que le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), par la voix de Yonathan Arfi, a souligné qu’un tel antisémitisme s’avérerait « un démenti cinglant » de la stratégie de dédiabolisation du parti, la défense apportée depuis Jérusalem offre un contre-feu médiatique bienvenu pour le RN. Parallèlement, la tension politique reste à son comble à Paris, alimentée par les propos controversés de Marine Le Pen sur fond de menaces de poursuites judiciaires croisées.







