Ce lundi 19 octobre 2026 marque l’ouverture d’une fenêtre de tir cruciale pour la Jaxa, l’agence spatiale japonaise, avec le lancement programmé de la mission MMX depuis le centre de Tanegashima. Portée par le nouveau lanceur H3, cette ambitieuse équipée robotique a pour objectif d’atteindre l’orbite martienne en août 2027 afin d’explorer Phobos et Deimos, les deux satellites naturels de la « planète rouge ».
Réalisée en partenariat avec la France et l’Allemagne, la mission vise à percer le mystère des origines de ces lunes en procédant pour la première fois à la collecte et au retour sur Terre d’échantillons de sol extraterrestre. Un module d’atterrissage ainsi que le rover franco-allemand Idefix seront déployés à la surface de Phobos, avec un retour de capsule scellée prévu en Australie pour l’été 2031.
Une mission inédite et un défi technologique majeur
Après les échecs historiques des tentatives soviétiques et russes par le passé, le Japon entend s’affirmer comme le leader mondial incontesté du retour d’échantillons, capitalisant sur les succès des missions Hayabusa vers les astéroïdes. La sonde MMX s’installera durablement dans l’environnement martien pour cartographier et analyser Phobos sous toutes ses coutures. Le spectromètre infrarouge français Mirs participera activement à l’identification des sites d’atterrissage optimaux pour le prélèvement d’une dizaine de grammes de régolithe.
Le rôle clé du rover Idefix et le partenariat international
Avant l’atterrissage de la sonde principale, le mini-rover franco-allemand Idefix jouera les éclaireurs en se posant en douceur par rebonds successifs pour évoluer en microgravité à la surface de Phobos. Cette coopération étroite entre la Jaxa, le Cnes et les agences partenaires illustre l’envergure internationale de l’entreprise. En s’appuyant sur sa fusée H3, le Japon joue une carte maîtresse pour son industrie spatiale, espérant ramener de précieux indices sur la formation du système solaire d’ici 2031.







