Le rapport annuel du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara, daté du 1er octobre 2026, place l’initiative marocaine d’autonomie au cœur du processus de négociation. Antonio Guterres y estime qu’une véritable autonomie « pourrait représenter le résultat le plus réalisable ».
Un document qui confirme le tournant engagé par la résolution 2797 et ouvre une fenêtre favorable au Maroc avant le vote du Conseil de sécurité, attendu fin octobre.
L’autonomie, base des négociations
Dans son rapport, Antonio Guterres invite les parties à explorer une « véritable autonomie » et à « s’engager dans des négociations concertées et de bonne foi ». Il souligne que la résolution 2797, adoptée en octobre 2025, a donné un nouvel élan au processus politique. Fait marquant : les discussions de l’année 2026 ont pris pour base la proposition marocaine. Au premier trimestre, trois cycles de négociations directes se sont tenus à Washington et à Madrid, réunissant le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie. Un dialogue direct qui n’avait plus eu lieu depuis près de sept ans, et auquel l’Algérie a dû prendre part aux côtés des autres parties.
Washington et l’ONU travaillent à une feuille de route
Le rapport met en avant le partenariat entre l’ONU et les États-Unis, qui travaillent ensemble à une feuille de route vers une solution politique. Les discussions ont porté sur des questions concrètes de mise en œuvre de l’autonomie : conseil de transition, garanties internationales, partage des ressources, amnistie et réconciliation. Antonio Guterres recommande de prolonger d’un an le mandat de la MINURSO, jusqu’au 31 octobre 2027, en tenant compte de l’évolution du processus politique, et évoque une évolution de son rôle vers l’appui à la transition. Pour le Maroc, qui célébrera le 31 octobre la première Fête de l’Unité, ce rapport conforte une stratégie constante : faire de son plan d’autonomie la seule base réaliste d’un règlement définitif.







