L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié l’épidémie d’Ebola touchant la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda d’« urgence de santé publique de portée internationale ». Propagée par la souche Bundibugyo, cette épidémie présente un risque régional élevé, bien que le risque global mondial reste jugé faible.
Une souche complexe et sans traitement
L’épidémie en cours est provoquée par la souche Bundibugyo, une variante rare initialement identifiée en 2007. Contrairement à la souche Zaïre, il n’existe actuellement aucun traitement spécifique ni vaccin homologué pour cette forme du virus. Les autorités sanitaires rapportent une incertitude majeure sur le bilan réel : l’OMS estime qu’au moins 139 décès sont liés au virus et près de 600 cas sont suspectés, tandis que 51 cas ont été biologiquement confirmés en RDC. Le dépistage initial a été freiné par un délai de détection de quatre semaines et par des symptômes trompeurs chez le premier patient, un soignant de Mongbwalu, décédé le 5 mai après avoir été testé négatif à la souche Zaïre.
Mesures américaines et extension régionale
L’épidémie a franchit les frontières de la RDC :
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Ouganda : Deux cas importés de RDC ont été officiellement confirmés par le ministère de la Santé ougandais.
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États-Unis : Un chirurgien américain, le Dr Peter Stafford, a été testé positif à Bunia. Il est en cours de transfert vers l’Allemagne pour y être soigné. Six cas contacts asymptomatiques sont également évacués vers l’Europe (Allemagne et République tchèque) pour observation.
En réaction, Washington a instauré des restrictions d’entrée pour les voyageurs ayant séjourné dans la région (RDC, Ouganda, Congo, Soudan du Sud) au cours des 21 derniers jours et a placé la province de l’Ituri en alerte maximale.







