C’est le verdict tant redouté par l’état-major du Rassemblement national. Ce mardi 7 juillet 2026, la cour d’appel a rendu sa décision dans le procès fleuve des assistants parlementaires européens du parti. Reconnue coupable de détournement de fonds publics, Marine Le Pen écope d’une lourde peine de prison et d’inéligibilité. Quelques heures seulement après ce coup de massue judiciaire, la cheffe de file des députés RN tentera de reprendre la main médiatique en s’exprimant en direct au journal de 20 h de TF1.
Le détail d’une condamnation lourde de conséquences
La cour d’appel n’a pas épargné la triple candidate à l’élection présidentielle, confirmant sa culpabilité de manière définitive :
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La peine de prison : Marine Le Pen est condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis. La partie ferme (un an) sera aménagée sous la forme d’un placement sous bracelet électronique. Elle devra également s’acquitter d’une amende de 100 000 €.
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Le piège de l’inéligibilité : Les juges ont prononcé une peine d’inéligibilité de 45 mois, dont 30 mois assortis de sursis.
La présidentielle 2027 au cœur de toutes les inconnues
Malgré la sévérité du jugement, l’horizon politique de la leader d’extrême droite n’est pas totalement obstrué par le droit, mais grandement fragilisé par les symboles :
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Une candidature juridiquement valide : Ayant déjà purgé quinze mois d’inéligibilité au cours de la procédure, le reliquat de sa peine d’inéligibilité ferme prendra théoriquement fin juste avant le scrutin présidentiel de 2027. Techniquement, sa candidature demeure donc possible.
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Le dilemme du bracelet électronique : Tout l’enjeu de son intervention ce soir repose sur sa stratégie de communication. Marine Le Pen a répété à de multiples reprises qu’elle refusait catégoriquement d’envisager une campagne présidentielle avec un bracelet électronique à la cheville.
Alors que le président du parti, Jordan Bardella, lui a réitéré son soutien indéfectible dès lundi, l’intervention de Marine Le Pen à 20 h s’annonce décisive. Confirmera-t-elle sa volonté de maintenir sa candidature malgré la contrainte matérielle de sa peine, ou ouvrira-t-elle la voie à un plan B au sein du Rassemblement national ?







